Les Archers de Sire Contet

Archerie, animations et reconstitutions médiévales en Lorraine
 
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 Ernauton Phébus

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saskia

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MessageSujet: Ernauton Phébus   Mar 10 Fév 2009 - 13:54

Coucou tout le monde !

J'ai un devoir d'histoire et j'aurais besoin de votre savoir sur le moyen-âge.
Je n'ai pas de date précise; je sais juste que cela se passe au 14eme siècle. Mon héros est Ernauton Phébus (son vrai nom est normalement Gaston Phébus mais c'est une histoire inventée par ma prof)

voici mon sujet:

"Victoire au seigneur Phébus, il est vainqueur une fois encore !" C'est maintenant l'heure de la fête. Les occasions de festoyer sont nombreuses : Comment le seigneur nourrissait-il sa cour ? Décrire la grande salle du château fort un jour de fête. Quels étaient les principaux plats dégustés ? Quelles sont les distractions ? Que font les nombreux serviteurs ? Qui est invité ?

Saskia.
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Aurore

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MessageSujet: Re: Ernauton Phébus   Mar 10 Fév 2009 - 14:47

Coucou Saskia, quelques infos rapidement sur le banquet au XIVe siècle car je ne suis pas chez moi:

Dresser la table

Avant le repas, il fallait au sens propre mettre la table, c'est-à-dire, poser une planche de bois sur des tréteaux, installation démontée une fois le repas terminé.

La table était recouverte du "doublier", nappe pliée en deux, à laquelle on rajoute une "longière", pièce de tissu aux pans de laquelle les convives pouvaient s'essuyer les mains et la bouche.

Les couverts, disposés sur la table, étaient en petit nombre :
-des "tailloirs" pour les aliments solides, plaque ronde sur laquelle était posée une tranche de pain appelée "tranchoir". Le tranchoir servait de support aux aliments en sauces, puis imprégné de jus, il peut être offert en aumône aux pauvres ou laissé aux chiens.
-des écuelles pour les soupes et purées.
-des gobelets ou coupes pour le vin et l'eau.
-des couteaux, des cuillers, mais rarement des fourchettes, car l'on mangeait avec les doigts.

Le service "à la française"

Lors de banquets, chaque service comprenait plusieurs plats différents qui étaient disposés simultanément sur la table, suivant le rang des commensaux dont les plus honorables se trouvaient au haut bout et les autres au bas bout, car les convives ne pouvaient goûter des plats trop nombreux et ils en étaient réduits à manger ceux qui se trouvaient au plus près.

Une fois ces plats consommés, ils étaient débarrassés et les serviteurs apportaient alors un nouvel ensemble de mets. Ce type de service, que les historiens ont pris l'habitude d'appeler "à la française", dominera jusqu'au XIXe siècle, où il sera remplacé par le service "à la russe", c'est-à-dire notre usage actuel qui fait partager aux convives la même succession de mets.

Les nécessités du service "à la française" imposaient aux maîtres d'hôtel d'établir des plans de table.

Les plans de table

Aucun plan de table n'a été conservé, mais l'on sait que lorsqu'il y avait plusieurs tables, elles étaient disposées en U. Les convives se tenaient du côté extérieur pour mieux jouir des divertissements qui leur sont offert au centre.

La table du milieu, parfois dite table haute parce qu'elle est placée sur une estrade, est réservée au prince et à ses hôtes d'honneur. Les autres invités de marquent occupent le haut bout de table, au plus près du prince, et ceux d'un rang inférieur sont installés au bas bout, dans un strict respect de la hiérarchie sociale.

Us de la table

Les convives se servaient de leurs doigts pour certains plats et mangeaient à deux dans la même écuelle (tradition actuelle en Asie).
On se lavait les mains au-dessus d'une coupe avec l'eau versée d'une aiguière que les serviteurs passaient de proche en proche.

La prière était récitée avant le repas (tradition des Anglo-saxons actuelle aux U.S.A.) :
Les plats servis chez les grands seigneurs devaient épater les invités :
• il a été servi un PATE aux oiseaux vivants (ceux-ci enfermés dans le couvercle de pâte) !!!
• sur un porcelet rôti on diposait un chevalier en pâte avec sa lance de tournoi !!!

Source : LAURIOUX Bruno, Manger au Moyen Age. Pratiques et discours alimentaires en Europe aux XIVe et XVe siècles, "La Vie Quotidienne", Hachette Littérature, Paris, 2002

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Mathilde, enlumineresse en la cité de Mets (1282-1310)
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Aurore

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MessageSujet: Re: Ernauton Phébus   Mar 10 Fév 2009 - 14:51


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magalie

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MessageSujet: Re: Ernauton Phébus   Mar 10 Fév 2009 - 21:58

coucou Saskia,

J'ai trouvé quelques distractions comme:

-Le théâtre comique français qui naquit au XIIIè siècle,
- les jongleurs,
- le jeu de la farce souvent grossière

les jeux d'exercice et d'adresse:

- le jeu de Choule à la crosse,

- le jeu de Soule qui connaît deux variétés:
La soule au pied: il s'agit de pousser du pied la boule ou "l'éteuf"( une bille de bois ou une boule de cuir bourrée d'étoupe).
La soule à la crosse: les joueurs utilisent un bâton plus ou moins long pourvu d'une extrémité recourbée.

-Le jeu de paume: (préféré per les bourgeois et les aristocrates), ce jeu tire son nom du creux de la main utilisé pour lancer la balle.

-La quintaine: il s'agit d'un mannequin monté sur un poteau pivotant, qui, lorsqu'on le frappait maladroitement avec la lance, tournait et assenait un coup au mauvais joueur.
(source du livre "la France Médiévale")

Les jeux de plateau:

-La mérelle,
-L'alquerque,
-Le lievre et les chasseur.
(source du livre "Fêtes médiévales")

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patrick

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MessageSujet: salle du repas.   Mer 11 Fév 2009 - 13:04

Coucou Saskia, Voici aussi la contribution de Pap's pour ton travail:

Voilà ce que j'ai trouvé.

La décoration d'une salle, que l'on trouve parfois sous le nom de ''la grande salle'', - eu égard à sa taille et au mobilier qui s'y trouve- est selon la richesse de son propriétaire richement décorée.
C'est là où on reçoit, et on aime à y montrer ce qu l'on a de plus beau; cela peut néanmoins varier, avec les régions et surtout avec l'époque.
On trouve dans certains châteaux des salles très longues dans lesquelles, se trouve une grande table souvent en chêne, à laquelle dix, douze convives, voire plus, peuvent prendre place. L'usage courant veut que celles-ci , ne soient pas toujours d'un seul tenant, mais montées pour l'occasion, faites à base de planches, comme le décrit Aurore, soient placées en ''U''.

Au plafond, des belles bannières , représentant les armes, c'est à dire les origines de la famille, ou leurs différentes alliances ancestrales, sont suspendues.
Des blasons, qu'ils soient réservés à l'usage guerrier, ou qu'il s'agisse simplement de targes de joute, sont parfois incrustés dans le décors en boiseries peintes, habillant tout le tour de cette salle en formant une belle frise à hauteur d'homme.
Rq: La coutume de suspendre des bannières par leur hampe se retrouve dans beaucoup d'autres édifices comme dans les cathédrales, (Reims- Londres).

Des tapis de laine sont au sol, et les gros chiens de chasse aiment s'y étendre, en attendant que l'on leur jette quelque bout de viande. Des tentures en lourde laine sont accrochées sur les pans de murs, et en réhaussent la beauté. Il peuvent également servir à contenir l'humidité et le froid.
De chaque côté de la pièce sont calées des armoires imposantes, mais également des coffres bas, utilisés quotidiennement pour le rangement.

Pièce de mobilier incontournable, une cheminée imposante est bien plantée au milieu d'un des murs de cette salle, et dans celle-ci, on a activé un bon feu. Il y a encore des chenêts, sur lesquels de grosses bûches vont assurer le confort des convives au cours du repas. Des peaux sont étendues devant.

Une armure se trouve dans un pli du mur, et rappelle les combats des ancestres. On l'a laissée là, bien en vue, alors que sa place sera plus ppropriée dans la salle d'armes.
Sur la table, les chandeliers brillent de mille feux , et apportent la lumière nécessaire pour l'occasion. D'autres chandeliers sont placés tout autour.
Auparavant, des lampes à huile assuraient la clareté.

Par le côté, au son de la musique de la cornemuse, de la vielle ou de la trompette. arrive une file de serviteurs, tenant, les mets, et le vin, porté dans des grandes cruches, avec des ''hanaps'', (grands vases à boire sur pied), et souvent munis d'un couvercle, et servant à tous les convives.
Les serviteurs lourdement chargés, se déplacent, faisant la queue dans la salle, mais ils se dirigent d'abord vers la table la plus haute, réservée aus personnes de marque, ou aux hôtes que l'on honore, préséance oblige.

Les joueurs de trompettes peuvent prendre place sur des sortes de petits balcons ou des mezzanines, qui surplombent la salle dans laquelle le banquet a lieu.
De ces balcons, pendent également des tentures.
Arrivent les mets, annoncés par les sonneurs, et précédés souvent de ceux-ci.
Sur des images de Guillaume Machaut, (Le remède de fortune 1350-1355-Paris), on retrouve concernant la disposition à table, cette séparation hommes d'un côté, dames de l'autre se faisant vi-à-vis.

Les jongleurs prennent place dans l'espace formé par le ''U'', et montrent leurs tours d'adresse, avec des pelotes, lancées en l'air, des sauts et des pirouettes. Lors de l'entremets, sorte d'intermède joué entre les différents services du repas, une histoire est racontée, avec ces acteurs du moment, et on joue encore de la musique.

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- Maewyn - des Noires Forêts des Vosges,
Archer un jour, archer toujours!
''Qui chérit à l'excès sait haïr à l'excès'' - (Aristote)


Dernière édition par patrick le Jeu 12 Fév 2009 - 16:23, édité 3 fois
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Gilles
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MessageSujet: Re: Ernauton Phébus   Mer 11 Fév 2009 - 18:00

Pas grand chose à ajouter. Wink

Il faut bien différencier le repas de tous les jours d'un banquet comme celui supposé, à une époque où la démesure et le faste pouvaient atteindre un certain raffinement dans les hautes classes.

Les tables fixes semblent rares en tant que table à manger, mais se trouvent plus en usage "professionnel".

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Gilles, des hauts et sombres bois du Morvan. Archer messin 1250-1280.
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